Lors de l’émancipation de la ville en 1429, Guillaume Dulac, seigneur du lieu, émit le vœu d’attribuer à La Cieutat (La Ciotat) ses propres armoiries.
Mais ce n’est qu’à partir du XVIIe siècle qu’on en trouve les plus anciennes traces picturales.
En 1696, Louis XIV ordonna à toutes les communes de France de faire enregistrer leurs armoiries moyennant une taxe professionnelle selon l’importance de la commune.
De là sont nées ces «armes de caprice» imposées en 1697.
C’est ainsi que La Ciotat se trouva dotée du blasonnement suivant dans l’«Armorial général de France» de 1702 : «D’azur, à une ville d’argent en fasce, soutenue d’une mer du même, la ville sommée d’une crosse d’or, adestrée d’un C et senestrée d’un T d’argent, et au milieu de la mer, une barque de sable, les voiles pliées».

Ces armoiries ont revêtu, au cours de l’histoire, une dizaine de formes différentes, mais on y retrouve, dès 1789, date de la Révolution française, les deux tours donjonnées et ouvertes, reliées par un mur crénelé comportant une grande porte, et sommé d’une crosse abbatiale évoquant l’allégeance à l’abbaye de Saint Victor, le tout soutenu par une mer contenant un poisson vu de profil, symbolisant les activités maritimes du port.
Ce poisson, au cours des âges, a d’abord eu l’apparence d’un dauphin, d’un thon, puis d’une sardine.
Depuis la Révolution française, les armoiries définitives comportent également une couronne murale.
La dernière modification date du 11 novembre 1948, lorsque la ville s’est vu octroyer la Croix de guerre avec étoile de bronze pour sa vaillance lors de la Libération, et qui accompagne depuis nos armoiries.
De nos jours, le logo de la ville remplace le blason sur les affiches et courriers…