La Ciotat est l’héritière d’une longue tradition navale et d’un
savoir-faire industriel reconnu de par le monde.
Dès le XVIe siècle, les chantiers mobiles de l’Escalet produisent de nombreux bateaux qui, au fil des siècles, s’agrandissent, se transforment, se développent.
De 1801 à 1835, pas moins de 17 bateaux, 23 voiliers et un trois mâts sortent des chantiers navals.
Les bateaux à vapeur (1835-1851)
À partir du XIXe siècle, les bateaux à vapeur concurrencent la marine à voile.
Louis Benet, modeste mais courageux industriel ciotaden, installe un nouveau chantier dans la ville et se lance dans la fabrication de navires en bois.
On lui confie, entre autres, la réalisation du «Narval», l’un des premiers bâtiments à roues de l’Etat.
Néanmoins, Louis Benet est contraint, en 1848, de suspendre l’activité de son chantier et de renvoyer 800 ouvriers.
En 1851, la compagnie des Messageries maritimes reprend les chantiers Benet.
Les «Messageries» (1851-1916)Cette période est marquée par le transfert du service postal, assuré à l’origine

par l’Etat, à la compagnie des Messageries.
C’est en 1854 que le premier navire à hélices de la compagnie, «Le Danube», largue les amarres.
L’activité des chantiers s’accroît rapidement avec l’ouverture des lignes du B
résil, de la Plata, de l’Océan Indien et de l’Extrême-Orient.
L’ère industrielle entraîne la multiplication et la spécialisation des ateliers : fonderie, chaudronnerie, forge, menuiserie, scierie, voilerie, ameublement…
Dès la fin du XIXe siècle, le site naval de La Ciotat devient l’un des plus importants de la Méditerranée. Pendant plusieurs décennies, un très grand nombre de navires et de vastes pétroliers sont construits et mis à flot dans le chantier naval.
La Société Provençale de Constructions Navales (SPCN) : 1916-1940En 1916, la Compagnie des Messageries Maritimes cède ses ateliers à la Société Provençale de Constructions Navales.
Avec la création en 1925 de la Société Provençale des Constructions Aéronautiques, filiale de la SPCN, le site naval s’agrandit et développe ses activités.
En 1940, le chantier s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire avec la fondation des Chantiers Navals de La Ciotat (CNC).
L’âge d’or des Chantiers : 1940-1987 Au cours de ces années florissantes, les chantiers navals s’étendent considérablement, permettant la construction de navires de très grande envergure comme le «Blois», super-pétrolier de 240 000 tonnes mis à l’eau en avril 1970.
La reconversion des chantiers navals, depuis 1987, en pôle de haute plaisance amorce un nouveau tournant.
Un site de haute plaisance
Le site naval de La Ciotat abrite aujourd’hui une trentaine d’entreprises spécialisées. Aux 400 emplois existants, s’ajouteront 600 nouveaux emplois d’ici 2010-2012.
Avec l’installation en cours d’une plate-forme de maintenance et de réparation de grands yachts, intégrant un ascenseur à bateaux, le site naval s’apprête à devenir le
pôle leader de la haute plaisance dans le bassin méditerranéen.