La Ciotat, Ville de cinéma
Une légitimité historiqueC’est à La Ciotat que la belle histoire du cinéma a commencé il y a un peu plus de cent ans avec le plus connu des films des
frères Lumière «
L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat ».
La ville est riche d’un patrimoine cinématographique exceptionnel unique au monde :
l’Eden-Théâtre.
Le
21 mars 1899, l’obscurité se fit jour sur le coup des 21 heures dans cette salle de spectacle. C’est là qu’eurent lieu les premières projections cinématographiques publiques et payantes.
Au grand étonnement des 250 spectateurs présents, les images prirent vie. Les premières oeuvres telles que «
Bébé et les poissons rouges » ou encore «
Le jardinier et l’espiègle », devenu le mythique «
L’arroseur arrosé », les firent rire aux éclats.
Une réalité concrèteLa Ciotat bénéficie d’une position privilégiée puisque
15 % des tournages en France sont réalisés dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et notamment à Marseille, qui devient un véritable pôle d’attraction pour le cinéma et la télévision.
Fictions,
courts et longs métrages,
publicités,
clips,
documentaires se sont multipliés à La Ciotat et la «
ville des lumières » peut occuper une part non négligeable dans l’activité cinématographique au niveau régional.
«
Smic, smac, smoc », de Claude Lelouch, «
L’ami de Vincent », de Pierre Granier-Deferre, «
La parenthèse enchantée » , de Michel Spinosa, «
Du côté des femmes », de Françoise Decot, «
La passion Schliemann », de Bruno Gantillon, «
Déjà mort », d’Olivier Dahan, «
La vie promise », d’Olivier Dahan, «
La trilogie de Pagnol », de Nicolas Ribowski, «
La trilogie d’Izzo », de José Pinhero, autant de films qui témoignent que La Ciotat est non seulement une ville cinégénique, mais aussi une ville où les cinéastes aiment de plus en plus poser leurs caméras.
Soulignons que La Ciotat accueille un large éventail de productions à grand spectacle, telles que «
Taxi 2 », «
Hercule et Sherlock », ou d’Art et Essai telles que «
Malraux, tu m ‘étonnes », des courts et des moyens métrages, des documentaires, des bandes annonces, des publicités (
Arpic, Skip, Renault Laguna, Renault Velsatis, Ford Focus, Renault Trucks, Golf GTI), des clips pour le chanteur
Robbie Williams, pour la chanteuse
France Gall, réalisé par Olivier Dahan, ou des groupes tels que
Talisman, des téléfilms tels que «
Mes deux maris », d’Henri Helmann, ou des épisodes de la série télévisée «
Le tuteur », réalisé par François Velle, ainsi que des films «
Le juge », de Vincenzo Marano, «
L’amour aux trousses », par Philippe de Chauveron, ou encore «
Boudu » de Gérard Jugnot.
La Ciotat, Ville de tournage
La CiotatA quelques kilomètres de Marseille, La Ciotat bénéficie de nombreux atouts pour les tournages de films :
soleil, sites prestigieux, positionnement géographique, qualité de l’accueil.
Située entre Marseille et Toulon, la ville allie sur son territoire toutes les variantes d’un superbe littoral. Elle a su conserver toute son authenticité en préservant un patrimoine naturel d’une extraordinaire diversité, entre garrigue, littoral et calanques.
Elle bénéficie de sites magnifiques tels que
la Calanque de Figuerolles, le Parc du Mugel, l’Ile Verte, la Carrière du Loin, la Route des Crêtes, le Port, le Centre-Ville... Célébrée pour sa grâce par le poète
Lamartine et par l’écrivain
Stendhal, elle a vu la beauté de ses formes exhalées par de nombreux peintres, dont
Georges Braque.
Les productions tournées à La Ciotat prouvent que cette ville n’est pas seulement celle de Louis et Auguste Lumière. Depuis le début des années 90, elle connaît un véritable engouement, puisqu’une
centaine de tournages a été réalisée.
Cet essor cinématographique, La Ciotat le doit à des conditions de travail favorisées, une qualité d’accueil, une météo assurée, une lumière exceptionnelle, un éventail de décors très large. Mais La Ciotat bénéficie également de la présence de nombreux professionnels compétents, techniciens et comédiens, installés dans la région.
A Marseille, c’est une centaine de tournages par an, ce qui la positionne
au deuxième rang national.
La Ciotat peut, par ses atouts, bénéficier de l’attrait de Marseille.
Cette reconnaissance représente une aubaine, à la fois extraordinaire pour l’image de La Ciotat et pour les retombées économiques qu’elle génère. : par exemple, en 2001 à Marseille, c’est plus d’un millier de journées de travail, pour des retombées estimées à 9 millions d’euros ; à Aix-en-Provence, c’est deux cent vingt jours de tournage, pour des retombées estimées à 1,7 million d’euros.