La Société nationale de sauvetage en mer est installée depuis 1960 à La Ciotat. Association reconnue d’utilité publique, elle regroupe une quarantaine de bénévoles assurant la sauvegarde des vies humaines. Le 10 juin, la SNSM de La Ciotat a rendu un vibrant hommage aux trois sauveteurs en mer des Sables-d'Olonne qui ont perdu la vie lors d'une intervention le 7 juin dernier. Preuve d’une solidarité et d’un dévouement à toute épreuve.

 «On répond à chaque fois qu’on nous demande d’intervenir». Philippe Peyrusse est à la tête de la station ciotadenne de la SNSM depuis 1995. Il en a vu, des bateaux en difficulté : «panne moteur, avarie de carburant, hélices engagées dans des filets ou même incendie…» Les canotiers sont également mobilisés sur des accidents de plongée ou pour des évacuations, comme en 1998 lors que des enfants étaient coincés par un incendie dans la calanque de Sormiou. Sur simple appel du CROSSMED, le canot de sauvetage de La Ciotat est capable de quitter le quai en 15 minutes, avec à son bord 8 équipiers. Il est le premier maillon de la chaîne des secours.

Et ce, bénévolement. «Nous sommes une quarantaine sur la station, dont une trentaine de sauveteurs, de plus en plus frappés par la limite d’âge pour embarquer, fixée à 66 ans révolus». La moyenne d’âge a baissé, avec des conséquences sur l’organisation : «Les retraités sont plus disponibles en journée, puisqu’ils sont moins pris par les contraintes professionnelles et la vie de famille». En été, la SNSM offre une formation très complète à des jeunes qui souhaitent travailler sur les plages. «On leur apprend à lire la mer». Et cette solidarité si profondément ancrée : «Quand on nous appelle, on enfile notre tenue sans états d’âme. Notre plus grande fierté, c’est de ne rien demander en retour». Même si «le soutien des élus, qu’on accompagne lors de chaque manifestation officielle, est précieux». Comme ces bénévoles toujours prêts à sauver des vies.

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