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Véritable priorité du maire, l’éducation est au cœur du projet de l’équipe municipale. Après avoir solidifié le partenariat avec l’éducation nationale et dynamisé la politique éducative, Patrick Boré et son adjointe à l’éducation, Mireille Bénedetti, s’engagent dans une nouvelle politique publique en faveur des écoles. Pour cela, plusieurs leviers de modernisation sont prévus.

LA CIOTAT INFOS : Patrick Boré, depuis que vous êtes aux manettes de la Ville, vous avez, à travers un Projet Éducatif Local ambitieux, remis l’éducation au coeur des préoccupations de l’institution. Comment voyez-vous la suite?

 

Patrick Boré : «L’école est une priorité et notre volonté est simple : nous voulons assurer la réussite scolaire des enfants. Pour cela je souhaite engager la municipalité dans un nouveau plan pour l’école que j’appelle « l’école de demain», articulé autour de quatre grands axes : l’Aménagement des écoles, l’amélioration de la restauration avec par exemple des produits Bio, la mise en œuvre de moyens adaptés à notre temps avec des Contenus numériques, ou encore les déplacements avec la gratuité des transports du Pass Liberté.
 

   

LCI : Une sorte d’abécédaire donc… Commençons par A, comme aménagement.

 

 

 

 


Patrick Boré : «Notre objectif essentiel passe par le développement de groupes scolaires, en aménageant les établissements existants et en construisant de nouvelles écoles. Cela permettra de disposer de l’ensemble des services favorisant la scolarité et le bien-être de nos élèves sur un même lieu. Un groupe scolaire doit être constitué d’une école maternelle, d’une école élémentaire et d’un restaurant scolaire. Voilà le modèle que l’on a choisi pour nos écoles, pour plus de cohérence, de confort et d’efficacité.

En ce qui concerne la répartition des écoles sur le territoire de La Ciotat, l’un de nos plus grands projets est de bâtir un nouveau groupe scolaire dans le secteur du Garoutier avec le rachat de l’ancienne colonie de vacances appartenant à la mairie de Montreuil. Ce nouvel établissement sera ultra moderne et comptera quatre classes maternelles, huit classes élémentaires, un restaurant scolaire et un centre de loisirs intégré et entièrement dédié aux enfants.

Une réflexion est également menée sur l’école Louis-Marin, pour transformer cette structure en groupe scolaire complet et d’en faire l’école de référence du centre-ville. L’établissement se déploiera sur trois niveaux avec un restaurant scolaire au rez-de-chaussée. Nous augmenterons le nombre de salles de classes en y associant le groupe scolaire de l’école de l’Afferage. Ce regroupement se fera également pour la restauration. Les autres petites écoles de la ville qui n’ont pas de restaurant scolaire ne sont pas oubliées et des aménagements vont être mis en œuvre.

Je souhaite également que la localisation de la crèche Barlatier (Maltemps) soit intervertie avec celle de l’école maternelle Centre-ville afin que Maltemps puisse s’agrandir et devenir, elle aussi, un vrai groupe scolaire avec un niveau maternelle et un niveau élémentaire. Le restaurant scolaire sera là aussi étendu pour accueillir tous les enfants.

À côté de ces grands projets, nous n’oublions pas, bien sûr, l’accueil au quotidien. Il s’agit de continuer à embellir les extérieurs, avec des aménagements paysagers ainsi que la réfection des peintures, tout en améliorant l’intérieur comme nous l’avons déjà réalisé pour les sanitaires. Du temps où la plupart des écoles ont été construites, on posait des canalisations en acier, un métal en proie à l’usure. Désormais, nous installons de nouveaux systèmes de chauffage sous les écoles. Il en va de même pour la rénovation des réseaux de distribution chaud/froid, la pose de volets occultants dans les salles de classe et les travaux d’isolation thermique». 

   

LCI : Pour passer au B et puisque vous parlez de restauration scolaire, il semble que l’accent ait été mis également sur la qualité des repas, avec des produits Bio et Bons…


Patrick Boré : «Vous l’avez bien compris, l’essentiel pour nous est que les enfants soient accueillis et puissent étudier dans les meilleures conditions possibles malgré l’augmentation des effectifs et que la pause-méridienne ne soit pas un casse-tête pour les familles. Cela passe incontestablement par la modernisation des équipements.
Aujourd’hui, on ne va plus à l’école comme il y a vingt ans. 90% des élèves déjeunent à la cantine car les familles ciotadennes sont majoritairement actives. Or, nous souhaitons accueillir tous les enfants sans exception, aucun ne doit être laissé sur le bord du chemin. C’est pour cela que l’extension et la modernisation mais aussi la création de restaurants scolaires sont primordiales.
En outre, j’ai souhaité améliorer la qualité des repas dans le cadre du nouveau contrat avec la Sogeres. Toutes les viandes servies aux enfants sont désormais labellisées, chaque repas propose un ingrédient bio et la diversité des menus respecte la volonté et le goût des enfants. Les restaurants scolaires sont ainsi organisés sous forme de self où les enfants peuvent se servir et donc composer eux mêmes leur menu. Enfin, nous souhaitons sensibiliser les élèves au développement durable et limiter les déchets liés à la restauration. Depuis deux ans, nous invitons les enfants à participer au tri des déchets et les premiers résultats sont encourageants puisque nous produisons deux fois moins de déchets que la moyenne française».

   

LCI : Accueillir et étudier dans de bonnes conditions sont clairement les maîtres-mots de votre politique éducative. Le C, cela pourrait être un Contenu numérique ?

Patrick Boré : «Étudier dans les meilleures conditions possibles, comme je l’ai dit précédemment, c’est donner aux enfants ce qu’il y a de mieux pour que les enseignants leur transmettent le savoir, avec les technologies d’aujourd’hui et non pas celles de nos grands-parents, nos parents ou même les nôtres...
Cela pourrait se traduire par des manuels scolaires dématérialisés et des contenus numériques enrichis en lien avec le vaste programme d’informatisation que nous avons initié ces dernières années.
Un grand intranet des écoles est en développement, pour proposer aux familles une application moderne et facile à utiliser. Toutes les informations scolaires pourront y figurer, dont le livret scolaire des enfants, les notes, les devoirs et des informations sur la vie de l’établissement. En ce qui concerne les démarches liées aux besoins des familles, elles seront progressivement prises en compte sur le site internet de la Ville, comme c’est déjà le cas pour les inscriptions scolaires ou la cantine avec l’espace «kiosque famille». Ces services vont permettre de faciliter la relation famille-ville-école».

   

LCI: Une école au centre de vos préoccupations, mais aussi au centre de la ville, finallement, avec des transports gratuits pour les élèves de primaire pour rester en lien avec leur ville? Nous sommes au D comme Déplacement.

Patrick Boré: "Je souhaite que les enfants s'épanouissent durant tous leurs temps de vie scolaire, périscolaire et extrascolaire.
Cela passe indubitablement par une implication des enfants dans la ville. À ce titre, chaque enfant de la petite section jusqu’au CM2 bénéficie à l’école d’un apprentissage aux pratiques sportives, culturelles et citoyennes. Les écoles travaillent tout au long de l’année avec la médiathèque, l’Eden-Théâtre ou encore les associations culturelles et sportives, ce qui leur donne la possibilité d’être impliqués sur de nombreux évènements (Téléthon, 1720, Les Nauticales, sécurité routière...).
Pour leur faciliter la vi(ll)e, les écoliers de La Ciotat, du CP au CM2, bénéficient donc d’une carte de transports en commun gratuits, le Pass Liberté, et peuvent l’utiliser pour tous leurs trajets, y compris en dehors des périodes scolaires. Cela leur permet de se déplacer à leur guise... et celle de leurs parents bien sûr».

   
   
   

 

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