Dix ans déjà. Dix ans d’une belle aventure qui permet à des familles précaires de bénéficier d’une aide alimentaire à travers un marché pas comme les autres.

C’est en 2009 qu’a germé l’idée d’apporter un soutien complémentaire à la distribution de produits assurée uniquement par les associations caritatives. Le marché solidaire a ainsi pu voir le jour grâce au surplus des supermarchés locaux qui l’approvisionnent en produits frais. Autour du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS - agents et bénévoles), la Caisse d’allocations familiales (CAF), le Conseil Départemental 13, la Croix-Rouge, l’Entraide protestante, le Secours catholique et le Secours populaire permettent d’en assurer le fonctionnement. Dix ans après sa création, entre 80 et 100 familles en bénéficient chaque année.

Soutien ponctuel dans le but de traverser une mauvaise passe, il n’apporte pas une aide alimentaire récurrente. Le marché solidaire, qui a trouvé son prolongement dans le jardin solidaire (4500 m²de terrain cultivé) en 2013, n’est pas seulement un distributeur de produits. En échange, le bénéficiaire doit oeuvrer en faveur de la structure.

De plus, des ateliers sont organisés, des rencontres, le temps d’un café ou d’un déjeuner... Des mamans ont créé une association, des couples se sont même formés ! «La philosophie est de créer du lien social, de restaurer la dignité de la personne, premier adjoint au maire, délégué au Social, à la Solidarité et au CCAS. Le marché solidaire est une réussite car il correspond à un besoin. C'est également un prétexte pour profiter d’un moment et pour souffler».

Philippe Verschaere, lui, a connu les deux côtés du marché solidaire. Bénéficiaire puis aujourd’hui bénévole. «Cela m’a été extrêmement utile à une époque alors j’ai voulu donner de mon temps. On a été présent pour moi, alors je suis présent pour les autres, affirme Philippe qui se rend disponible pour chercher la marchandise, la trier et préparer les colis. En plus, on tisse des liens avec des personnes».

Le marché solidaire porte bien son nom.

P.Bru

Source : Magazine municipal - Décembre 2020

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