Quarante ans que «La Salamandre» se régale sur ce formidable terrain de jeu pour spéléologues qu’est notre territoire. Les découvertes se font plus rares mais le club affiche toujours le même enthousiasme.

«Pour une association, le gros cap à passer c’est vingt ans», s’amuse Jean-Carlo Fait, ancien président d’«Amitié nature», à l’origine de la création du club de spéléologie «La Salamandre» en novembre 1980. Une association dès le début très active, avec l’inauguration de descentes où personne ne s’était encore trop aventuré, jusqu’au record des 215 mètres pendant l’été 2019 sous la vigie du Sémaphore. «Le but de la spéléo, c’est quand même de chercher des grottes».

Le club ciotaden peut s’enorgueillir de découvertes importantes : «le Grand Draioun» en 1983, la plus grande grotte du département, mais aussi «le Pendu» et «les Espagnols» sur le Cap Canaille… Les membres de «La Salamandre» ont également déniché en 1983 une alêne en bronze, le premier objet préhistorique métallique exposé au musée. «Comme quoi la spéléo permet de mieux connaître notre histoire. Au néolithique, c’est là que les hommes vivaient !». Depuis vingt ans, les possibilités de nouvelles trouvailles s’amenuisent, et les onze membres actifs du club s’attachent plutôt à la mise en sécurité des sites, répertoriés dans différents topos aux titres poétiques, comme «Lumière des ténèbres», «Cascades et canyons littoraux» ou «La Ciotat entre mer et lumière»…

L’association a d’ailleurs encadré plusieurs tournages de films.

Mais c’est également un lieu de pratique conviviale, avec pas loin de 80 adhérents de 7 à 77 ans, débutants ou expérimentés, sportifs ou non, qui explorent le monde souterrain autour de La Ciotat. En cette année de pandémie, pas d’anniversaire en grande pompe, mais toujours un projet en ligne de mire, une bible des falaises à l’horizon 2022, qui sera aussi un bel album souvenirs…

Am.R

Source : Magazine municipal - Février 2021

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