À La Ciotat, malgré la baisse des dotations de l’État, les finances communales n’ont de cesse de s’améliorer chaque année. Une situation favorable due à une gestion rigoureuse et volontariste de la municipalité.

Dans l’attente d’une grande réforme fiscale et dans un contexte de baisse des dotations de l’État envers les Collectivités depuis 2015, les finances communales demeurent au beau fixe. Une situation favorable qui a même conduit la municipalité à proposer il y a deux ans une baisse du taux de la taxe d’habitation, avant la grande exonération prévue cette année. En effet, en 2018 et 2019, pour 50,2% des foyers fiscaux, la taxe d’habitation sera définitivement supprimée en 2020, après avoir été allégée de 30% en 2018 puis de 65% en 2019. Pour les 20% des ménages restants, l’allègement sera de 30% en 2021 puis 65% en 2022. Ainsi, en 2023, plus aucun foyer ne paiera de taxe d’habitation sur sa résidence principale. Si elle est profitable aux foyers ciotadens, cette réforme fiscale va entraîner une perte de 15 millions d’euros pour la Ville, en partie compensée par la part départementale de la taxe foncière sur les propriétés bâties désormais intégralement transférée aux communes. Pour autant, dans ce contexte d’incertitude qui plane sur les mécanismes de compensation envers les collectivités, les taux de la taxe d’habitation et de la taxe sur le foncier bâti et non bâti seront reconduits à l’identique cette année, avec respectivement 24, 33, 76 et 41,11 %.

Le désendettement continue

«En 2001, à l’arrivée de l’équipe municipale, la dette s’élevait à près de 100 millions d’euros, souligne le maire de La Ciotat.Aujourd’hui la dette est de 33 millions d’euros. Avec 829 euros par habitant, nous nous situons en dessous de la moyenne de l’immense majorité des communes françaises de taille équivalente, qui est de 1036 euros par habitant». Ce contexte socio-économique favorable est le reflet d’une politique d’investissement soutenue de la municipalité et d’une approche globale des enjeux qui combinent effort de gestion et projection dans l’avenir par la poursuite d’investissements structurants. Comme le confirme le maire, «à La Ciotat, la clé de la gestion, c’est l’autofinancement qui est aussi le levier de l’investissement. Le cercle vertueux en quelque sorte. Car sans investissement pas d’attractivité. Et sans attractivité pas de ressources externes».

Une dynamique de territoire profitable

En effet, si La Ciotat bénéficie d’un contexte favorable, ce n’est pas le fruit du hasard mais le résultat des investissements réalisés. Le prochain hôtel quatre étoiles sur le site de l’ancienne caserne des pompiers ainsi que le futur complexe de cinéma et de loisirs en entrée de ville, projets entièrement financés par des investissements privés, viendront à terme alimenter le cercle vertueux décrit par le maire en générant des emplois et des recettes pour la ville. C’est également le cas de la reconversion des chantiers navals en pôle d’accueil et de refit de méga yachts que la commune soutient par une garantie de 4 millions d’euros destinée à financer le village d’entreprises et en se portant garante pour le financement de la construction de l’ascenseur 4000 tonnes, permettant à La Ciotat Shipyards d’investir près de 30 millions d’euros au total. Enfin, on peut ajouter à cela le développement du foncier ayant permis l’installation de commerçants et d’artisans contribuant à l’attractivité et au dynamisme de la commune, ou encore les services culturels tels que l’Éden-théâtre et la Chaudronnerie participant notamment d’une fréquentation touristique en hausse.

Poursuite des investissements

Ce mécanisme vertueux entraîne une baisse des intérêts financiers, ce qui permet de dégager l’épargne suffisante pour financer les investissements de proximité et des projets structurants pour l’avenir. D’autant que le maire, en qualité de 1er vice-président du Conseil départemental, demeure aux premières loges pour dégager des cofinancements publics. La Ville a ainsi négocié un contrat de développement et d’aménagement avec le Département de plus de 28 millions d’euros HT de dépenses d’investissement permettant le financement de plus de 17 millions d’euros de ces projets structurants qui composent le projet urbain. En 2020, il sera question de mener à bien les chantiers d’ores et déjà lancés par l’équipe municipale : rénovation des quais du Port-vieux en zone partagée de promenade douce, poursuite de la requalification du Vieux La Ciotat, le plan de 4 millions d’euros pour «l’Ecole de demain», la deuxième tranche de la voie douce, l’aménagement d’un pôle social unique à Romain-Rolland, les travaux pour le transfert du nouveau conservatoire de musique et d’art dramatique dans l’ancien Théâtre Saint-Jacques, ou encore la nouvelle salle polyvalente et le cimetière dans le quartier de la Peyregoua. L’environnement ne sera pas en reste avec une priorité au verdissement de la ville et aux espaces de respiration verte. «2020 marquera ainsi une nouvelle étape dans la vie de la commune et de ses habitants», conclut l’élu.

   

 

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